Lettre de l’avent 3 – pour partager ensemble ce temps d’attente

 

Un grand MERCI de vos emails et de vos réactions encourageantes suite aux deux premières lettres. Nous vous sentons avec nous et c’est bien agréable.

La vie suit son cours et l’AGORA continue fidèlement son travail. Il a été décidé de maintenir les horaires actuels d’ouverture jusque début janvier. Il sera alors temps, au regard des décisions officielles, d’apprécier si les conditions permettent un retour à la normal. Nous l’espérons tous !

Les permanences de l’après-midi continuent donc d’accueillir régulièrement des personnes en quête de renseignement, d’un CV à écrire, etc… Des passages nombreux puisque certaines associations n’ont pas réouvert complètement leur porte. Jackie est revenue assurer la permanence les lundis après-midi. Le plaisir était partagé !

Les cours d’informatique sont malheureusement toujours suspendus comme les cours collectifs de français.

Tim et Salomé continuent d’être d’un grand secours, chacun à leur manière. Nous avons de la chance d’avoir deux jeunes autonomes et débrouillards dans ces circonstances…

Nicole vous a fait part dans l’AGORA-Info du mois de décembre du projet « un chez soi pour rebondir » que l’AGORA a mis en place conjointement avec la pastorale des milieux ouverts et la pastorale des prisons. Cette semaine, Nicole et Virginie ont rendu visite à Simina et son fils de 9 ans Antonio dans leur appartement du quartier Saint-Jean dans lequel ils ont emménagé il y a 15 jours. Celui-ci prend forme petit à petit car il s’agit de le meubler ! Simina reprend courage et la semaine prochaine, Virginie revient pour l’aider à refaire son CV.

Pour l’instant, le bâtiment de l’aéroport est vide. Tant mieux car Anne-Mad est en quarantaine jusqu’à mardi même si elle est en parfaite santé !

L’Hospice nous a confirmé que l’espace-enfant, joliment baptisé « la Coccinelle » ouvrira ses portes début janvier. Il sera réservé aux enfants de moins de 4 ans et fonctionnera sous la forme d’une garderie auto-gérée par des parents et une éducatrice. La Coccinelle sera ouverte les lundi, mardi, jeudi et vendredi et fermée les mercredi. Nous sommes donc encouragés à maintenir notre accueil du mercredi matin dès que ce sera possible.

Les réunions de chapitre continuent d’être tenues par zoom. Luis, qui est pasteur en formation à l’AGORA depuis plusieurs mois et que beaucoup d’entre vous connaissent, est parti à Quito retrouver sa famille pour les fêtes. Néanmoins, il reste en lien et se lève au-milieu de la nuit pour y participer car le décalage horaire avec Quito est de 6 heures ! Il nous partage sa vie quotidienne (lire ci-dessous).

Nous avons également encore des réunions de bureau. En revanche, Nicole a décidé de ne plus y assister, comme pour nous habituer doucement à son éloignement… Elle part à la retraite officiellement en janvier mais gardera un % jusqu’en mai afin de dégager du temps à Virginie pour qu’elle puisse finir ses études dans de bonnes conditions. Nous espérons pouvoir la fêter au Printemps tous ensemble.

Nous vous souhaitons une bonne semaine et sommes heureux de vous retrouver dimanche prochain, par courrier interposé.

Restons en communion de pensée, c’est important !

Virginie et toute l’équipe du chapitre

Quelques nouvelles d’Équateur
 

Les mesures sanitaires, mises en place par le gouvernement à cause de la pandémie, sont très strictes. En effet, le port du masque est devenu obligatoire dans le pays depuis le mois d’avril, ce masque devient de plus en plus un accessoire de mode et du quotidien. Les enfants n’assistent plus à l’école, ils suivent les cours par visioconférence, ce qui pose des problèmes aux familles aux revenus modestes. Des charges supplémentaires s’ajoutent à ces foyers, comme par exemple l’achat d’un ordinateur ou d’autres accessoires technologiques. Sur le plan économique, la situation en Équateur est très complexe. Plus d’un million de personnes sont restées sans emploi et plus de 5,3 millions de personnes travaillent dans de conditions très précaires. Il existe beaucoup de commerçants ambulants qui vivent au jour le jour. Ils ne peuvent se permettre un confinement total : soit ils sortent travailler avec les risques que cela implique, soit ils restent chez eux et ils meurent de faim. Sur le plan familial, la situation est semblable à celle de la Suisse, la limitation lors des réunions de famille et la distanciation sociale doivent aussi être respectées.

Luis

 

 

 

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